Depuis quelques années, la réalité de la pollution plastique se révèle dans toutes ses dimensions et impacts à la fois sur la faune, les paysages, l’eau, l’air, la chaîne alimentaire et également sur notre santé. Nous assistons médusés au retour de bâton de notre addiction à un matériau dont la praticité et le faible coût ont fortement influencé nos modes de production et de consommation dans tous les secteurs de notre économie. A l’association In My Sea, nous refusons que le plastique arrive dans la nature, les rivières et les océans. Et la solution est simple : en produire mois, en utiliser moins à titre individuel et collectif. Le #NoPlasticchallege. Invite à faire le premier pas vers un mode de vie et de production « plastic free». 

Si les bouteilles et les emballages sont les premiers responsables de la pollution plastique en mer, nos vêtements ne sont pas en reste. Avec plus de 70% de tissus synthétiques, le secteur textile est un grand utilisateur de plastique. Et chaque vêtement synthétique lavé diffuse des milliers de particules de plastique dans l’eau de lavage, qui ne sont pas filtrées par les stations d’épuration. De la conception, à l’emballage avant mise en boutique, à la livraison, le secteur utilise beaucoup de plastique.  Le courant de l’économie circulaire et de l’upcycling ne doit pas survendre un maillot de bain réalisé à partir de bouteilles en plastique. L’enjeu c’est d’arrêter les bouteilles en plastique !

Notre vision est simple, soyons ambitieux, disruptifs, n’ayons pas peur de sortir des codes de la grande consommation, d’un retour aux matériau nobles, à la qualité et au temps long. La mode du futur, c’est la mode qui préserve les générations futures et notre environnement, pas une mode qui nous emballe dans du synthétique-plastique. « 

Plus récente, la deuxième piste reste minoritaire dans les textes, dans les financements publics et dans les projets des grands groupes. Elle est pourtant la plus durable, car elle permet à la fois d’utiliser moins de ressources naturelles et de réduire les déchets produits.

Enfin, la réduction de la progression de la production de plastique est, selon le rapport “Breaking the Plastic Wave” de juillet 2020[4], la solution qui générera le plus de résultats, permettant une baisse de 30% de la pollution plastique (devant l’amélioration du recyclage qui permettrait une baisse de 20% de la pollution plastique). Le rapport appelle également à investir massivement sur les solutions prioritaires. La conviction de plus en plus partagée de la nécessité de renforcer une approche centrée sur la réduction et le réemploi donne lieu à de multiples initiatives spontanées d’acteurs associatifs et d’entreprises, que nous avons souhaité recenser dans ce document. Nous sommes convaincus qu’ils dessinent des tendances fortes pour nos futurs modes de consommation et que leur modèle peut être inspirant pour de grandes entreprises.

 

Muriel Papin, Déléguée Générale de